Approche du stress et de la souffrance

Aujourd'hui le stress est un mot que l'on entend souvent, surtout dans le monde du travail, un terme récurant pour expliquer bon nombre de nos désordres psychiques e physiologiques.

Le mot stress vient du latin "stringere" et "stressus" qui signifient serré. En vieux français, stress signifie étroitesse et oppression. C'est notre ressenti lorsque le stress nous étreint. Cette agression provoque des réactions biologiques et psychologiques de notre organisme face à une situation nouvelle de quelque origine qu'elle soit, dangereuse ou agréable. Notre société moderne est imprégnée de stress, une vie effrénée, un emploi du temps surchargé, des objectifs de résultats au travail, la pollution, le bruit, l'incertitude socio-économique, la perte de repères, etc.

Le stress est devenu, depuis l'ère de la consommation de masse des années 60, un des facteurs clés du mal être généralisé de nos villes. Il a pris une dimension particulière, une place majeure dans nos esprits à tel point que chacun en connaît intuitivement les effets sans connaître forcément ses origines et surtout les méthodes thérapeutiques pour le diminuer.

Processus du stress

Physiologiquement le stresse provoque une accélération du rythme cardiaque, une amplification de la respiration, une élévation de la tension artérielle.

La gorge et l'estomac se resserrent, la trachée-artère se rétrécit et un sentiment d'oppression se fait ressentir sur notre être.

Le stress psychologique concerne l'état de tension, de préoccupation ou d'activation excessives subies. Parfois extrême, parfois tonique, il s'agit d'une notion qui est considérée comme un facteur de vulnérabilité dans le développement de pathologies diverses, physiques et mentales. Psychologiquement le stress peut prendre plusieurs aspects. Des obsessions diverses pouvant découler sur des troubles anxieux sévères liés à l'objet du stress (le travail par exemple), des imageries mentales récurrentes, cauchemars, peurs incontrôlées, cyclothymie, instabilité émotionnelle, réactions disproportionnées, perte de mémoire, fatigue nerveuse, perte de tonus, démotivation.

La frustration vient s'y ajouter, ce sentiment d'insatisfaction provoqué par le constat du stress où l'on se sent vulnérable et en souffrance et dans l'incapacité de s'en sortir.

Si le stress psychologique se prolonge sur une longue durée, des maladies organiques peuvent apparaître. Ces maladies sont interprétées comme le moyen pou le corps d'indiquer un mal être psychique. Mais étant donné que, physiologiquement, le corps n'a pas pu extérioriser le stress, que ce stress a été refoulé violemment, il développe une maladie (une maladie est un "mal à dire") dans le but d'attirer l'attention sur un problème d'ordre psychique, le stress est somatisé.

Il soit être considéré comme un équivalent de "la situation d'impasse", car ni la fuite, ni l'attaque ne sont possibles et ainsi, le problème ne trouvant pas de solution, le patient s'engage vers la dépression ou la somatisation.

Le stress chronique peut engendrer une déficience du système immunitaire, et à  terme une cellule anormale peut se développer en cancer. Le stress possède des influences sur les fonctions digestives en déclenchant de nombreuses hormones corticoïdes responsables des inflammations gastriques qui, à terme, provoquent des lésions et des ulcères gastriques.

Le stress est un effet, il découle d'une cause qui possède, en fonction des cas, plusieurs origines. On peut dire que les causes du stress se sont complexifiées avec l'évolution du cerveau humain. Au début, très primitif, le stress était dû à une menace physique de l'intégrité du corps.

Aujourd'hui, bien que le stress continue d'être lié à notre instinct de conservation, il s'est infiltré dans les subtilités de notre psyché.

Et au-delà de l'instinct, ce sont les émotions et les interactions avec nos semblables qui causent le stress. Plus profondément encore, un stress peut être la résultante d'un refoulement inconscient et pas seulement une cause bien identifiée.

Le stress provient souvent de facteurs communs comme la charge de travail, la pression  sociale et autres. Environ 20 % des salariés européens estiment que leur santé est affectée par des problèmes de stress au travail, ce qui en fait l'un des principaux problèmes de santé au travail déclaré, derrière les maux de dos, les troubles musculaires ou squelettiques et la fatigue (enquête de la Fondation européenne pour l'amélioration des conditions de travail). Le phénomène n'épargne plus aucun secteur d'activité.

On parle de stress au travail quand une personne ressent un déséquilibre entre ce qu'on lui demande de faire dans le cadre professionnel et les ressources dont elle dispose pour y répondre.

Les situations stressantes qui s'installent dans la durée ont toujours un coût pour la santé des individus qui les subissent. Elles ont également des répercussions négatives sur le fonctionnement des entreprises. Si l'inconscient ne peut informer le conscient du trouble qui lui pèse, à cause du barrage "stress", alors le trouble se déplace dans le corps, c'est la maladie psychosomatique.

Le stress est causé la plupart du temps par une impasse relationnelle, un mauvais rapport entre deux ou plusieurs personnes et entreprise ou en famille.

En conclusion

Nous avons vu à quel point le stress est un mal qui a pénétré notre société moderne par de nombreux accès. Il a envahi notre sphère professionnelle, familiale, personnelle, parasite violemment les rapports humains et plus encore il précarise l'état de santé de la population jusqu'à l'autodestruction dans les cas les plus sévères.

La Cmcas qui a conscience de ce problème et de toutes les pathologies qui en découlent va, en collaboration avec la Camieg, mettre en place une cellule d'écoute.

En attendant, la lutte contre les facteurs de stress au travail et les effets sur les individus doit être menée par le CHSCT, dans le cadre d'une procédure globale.
 

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