Ne nous laissons pas manipuler !

Tel était le titre de deux tracts syndicaux (CFE-CGC et CFDT datés des 14 et 18 décembre) au sujet de l’appel à l’action du 19 décembre 2012, concernant la défense de nos activités sociales. Ces deux fédérations semblaient considérer que la proposition des employeurs d’un adossement du financement de nos activités sociales sur la base de la masse salariale n’était pas un problème et qu’il était donc inutile de se mobiliser. Extrait du tract CFDT :

« Dans les propositions des employeurs, le volume du financement n'est pas remis en cause. Ce constat est partagé par les autres Fédérations qui ont néanmoins réaffirmé leurs exigences sur son évolution »

 

Pourtant dans le relevé de position sur l’évolution des activités sociales remis lors de la Commission Paritaire de Branche du 20 décembre, ces deux fédérations rejointes par la CFTC déclarent :

« le projet des employeurs de la Branche de baser le financement des activités sociales sur la masse salariale ferait courir le risque d’une réduction importante des ressources (notamment en cas de : réductions d’effectifs, sortie de filiales du champ des IEG, sous-traitance accrue…) et ce, alors que le nombre de bénéficiaires, salariés et retraités, continuerait à croître. » Bizarre, vous avez dit bizarre ? L’important étant effectivement de ne pas se laisser manipuler…

 

Pour ma part, je préfère, et de loin, la position responsable de l’ensemble des organisations syndicales sur deux autres sujets d’importance que sont la Camieg et les négociations salariales.

La première, pour exiger, enfin, que soient mises en œuvre les améliorations de prestations décidées par le conseil d’administration de cet organisme en septembre 2011 ! L’excédent financier de la Camieg ayant dépassé les 330 millions d’euros fin 2012.

La deuxième, pour exiger des revalorisations salariales dignes de ce nom. L’augmentation du Salaire National de Base (SNB) décidée par les employeurs à hauteur de 0.8% ne couvrant même pas l’inflation (attendue à 1.6% en 2012) et se traduisant donc par une nouvelle perte de pouvoir d’achat.

 

J’appelle donc l’ensemble des bénéficiaires à signer la pétition pour exiger la réouverture de ces négociations sur le SNB.

 

J’appelle également tous les bénéficiaires à s’opposer aux velléités patronales et gouvernementales, de remise en cause du financement et de la gouvernance de nos activités sociales, qui, malgré la mobilisation du 19 décembre 2012, vont refaire l’actualité des semaines qui viennent.

 

 

Laurent Salançon
Président de la Cmcas Languedoc

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