Le projet politique culturel de notre CMCAS

Dans l’imaginaire collectif, la culture est bien souvent synonyme de rébarbatif, élitiste et de « prise de tête ». Qui n’a jamais entendu de la part de collègues : « quand on a fini notre journée, on n’a pas envie de se prendre la tête » ou encore « en vacances, on ne va pas se prendre la tête ». Du coup quand peut-on se prendre la tête ? Et d’ailleurs, doit-on se prendre la tête ? Avant de répondre à ces questions, mettons nous d’accord tout de suite sur une définition de la culture.

 

« La culture ne se réduit pas à l’art, il s’agit plutôt d’une aptitude, d’une posture à se poser des questions, la possibilité pour chacun de prendre sa place dans la société. La culture est un droit au bonheur, elle permet de mieux comprendre le monde »

Pour nous, la culture ne se réduit pas seulement aux beaux arts et aux belles lettres. La culture c’est aussi et surtout l’ensemble des connaissances et des expériences qui permettent à l’individu de s’émanciper, c'est-à-dire d’être conscient du monde dans lequel il vit et conscient de sa force et du pouvoir qui est le sien pour changer les choses. La culture c’est avant tout subversif et dérangeant. C’est aussi du plaisir et du partage.

Quand on subit le travail comme une corvée, on est mal dans sa peau et dans sa vie et par là même, on ne pense qu’à une chose : l’oublier, se vider la tête, se divertir, rire. Du coup toute pensée, toute réflexion, toute sortie enrichissante et culturelle peut apparaitre comme une complication et une prise de tête dont on n’a pas envie.

Le choix de notre CMCAS est de déjouer tous les préjugés : « réhabiliter la prise de tête », et de faire confiance en la capacité de chacun de prendre du plaisir à la rencontre, à l’échange, à la capacité de chacun de se forger une opinion, de prendre position, et au travers de cela de cultiver son esprit critique, sa curiosité…et à partir de là, de s’engager dans l’action pour influer sur son environnement.

 

D’abord savoir d’où l’on vient

Dès son apparition, l’organisation syndicale est, déjà, héritière d’un sérieux patrimoine culturel. En cette fin du XIXème siècle, l’expérience acquise par le jeune mouvement ouvrier est important et la nécessité de connaître et comprendre le monde dans lequel on vit, dans toutes ses composantes, est devenue incontournable. Les Bourses du Travail sont de véritables lieux de culture : on s’y instruit, on échange sur ses savoir-faire, on y trouve une bibliothèque, on y organise des concerts et des représentations théâtrales… Et l’écrit apparaît déjà comme un outil pour créer sa pensée, une arme pour la lutte.

Les ouvriers luttent et s’organisent, trouvent le chemin de la solidarité. Malgré la difficulté de vivre, et pour reprendre les mots de Marius BERTOU : « L’espoir fraye, dans les rangs populaires, une route à une culture visible, audible. Une culture naturelle. Elle dit le rêve, la colère, l’amour. Une culture joyeuse, jubilatoire, conviviale : ni idiote ; ni simpliste, ni populiste, ni grossière. Une culture quotidienne de réconfort mutuel : une culture d’émotion ». Nous sommes les héritiers et les porteurs de l’avenir de cette culture.

 

Nos activités sociales, originales à plus d’un titre :

Issus du programme du Conseil National de la Résistance, les comités d’entreprise seront créés par ordonnance le 22 février 1945, EdF et GdF verront le jour le 8 avril 1946 et le C.C.O.S. le 1er janvier 1947. Pour la première fois au monde, les activités sociales et mutualistes de salariés sont gérées par les seuls représentants élus du personnel, les activités sociales sont financées par le prélèvement de 1% minimum (à l’origine) sur les recettes hors taxes des ventes d’énergie. Ce mode de gouvernance et de financement ajouté au fait que les électriciens et gaziers accèdent au statut à partir de leur entrée dans l’entreprise et jusqu’à leur mort (et non jusqu’à leur départ en retraite) font notre originalité et notre force !

 

Nos activités sociales sont originales aussi par ce qu’elles étonnent, elles innovent :

  • De par leurs contenus solidaires et émancipateurs, découvertes culturelles, etc.
  • Le réseau solidaire
  • Des projets différents chaque année pour répondre à vos attentes
  • Des projets proposés et réalisés par les bénéficiaires eux-mêmes
  • Etc.

 

Cultivons donc notre originalité !

Alors que tout est fait pour cultiver le repli sur soi, l’individualisme, le fatalisme, les liens solidaires qui cimentent notre société (sécurité sociale, services publics) sont régulièrement attaqués et génèrent des difficultés au quotidien et la crise économique et sociale qui s’accentue, aggrave cette situation. Nous, CMCAS Languedoc, allons vous proposer de nager à contre-courant, de vous démontrer que nos différences nous enrichissent et que ce qui pourrait nous diviser nous rend plus fort !

Ensemble nous allons cultiver notre originalité !

 

Les enjeux sont bien sûr multiples :

  • Redonner du sens à nos activités sociales
  • Développer le sens critique, la citoyenneté,
  • Combattre le fatalisme, le repli sur soi, la pensée unique, le racisme,
  • Faire prendre conscience que la culture c’est aussi du plaisir

Ne voyez pas pour autant d’ambition démesurée, ni de grandiloquence dans ces exigences, simplement l’envie de proposer un cheminement original, différent où chacun pourra aiguiser sa curiosité, apporter son témoignage, son expérience et cultiver le vivre ensemble.

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